Rose De Jéricho

by LK de l'Hotel Moscou

supported by
/
  • Streaming + Download

    Includes high-quality download in MP3, FLAC and more. Paying supporters also get unlimited streaming via the free Bandcamp app.

    Un petit EP avant mon prochain album. A la base, je voulais faire un projet instrumental dans le style de Blue Sky Black Death, puis un couplet s'est ajouté à un autre et le disque a pris une autre tournure.
    Le titre Rose de Jéricho a été suggéré par mon ami Stéphane Leeroy qui a aussi réalisé la couverture. Cette plante aussi appelé « plante de la résurrection » et « fleur de rocher » pousse dans un environnement aride et à la faculté de "réssuciter" en se réhydratant après de longue période de sécheresse.

      name your price

     

1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.

credits

released July 1, 2017

Entièrement produit par LK de l'Hotel Moscou sauf Equilibre (version MJ) produit par MJ Nichols

tags

license

all rights reserved

about

Hotel Moscou France

Composé de Snuffomov (rappeur / graphiste) et de LK (rappeur / producteur), l'Hotel Moscou crée un univers fantasmagorique où le rideau de fer existe encore...

Dans ce monde à la fois brillant et sombre, ses deux poètes évoluent, saouls en route pour la perdition dans la mythique ville de Vladivostok...
... more

contact / help

Contact Hotel Moscou

Streaming and
Download help

Redeem code

Track Name: Personne (2017)
La plaine est morne et pourtant, ma peine est morte
Pour trouver la paix des mots
Je réponds à l'appel du nord
Le Coeur pris dans une congère, je veux renverser mes normes
Peu de compères à mon concert pour affronter les dogmes
Qu'importe le vent, qu'importe le froid
Plutôt que se vendre servilement en se levant pour le taf
Je ne puis sourire gentiment en suivant le pas
Car j'entendais les cris des parents souvent le soir
Je suis froid comme l'enfer, je suis un peu mon père
J'ai l'estomac plein de cachet, je suis un peu ma mère
Là-bas se fut la merde, petit partons, prenons la mer
La bouteille d'alcool flottera malgré les gouffres amers
Mon pays brille d'un prestige en dissidence
J'y réside en asile quand je fuis des cris stridents
En exil par-delà le Nistre, je jouis du silence
Qui eut dit qu'en dépit d'être riche, je paie un prix immense
J'écris la musique de la perte, j'en suis le ciment
Lancinante, épileptique, narcotique, hallucinante
Ce fut si difficile, ce fut si long
Fustigeant le manque de temps dans un vie si lente
J'ai comme envie de changer d'air
J'ai bien envie de fuir mes problèmes en m'en allant
Je n'ai pas envie de discuter
J'ai bien envie de fuir de me couper en mode avion
J'en avais marre d'écrire de la merde
De vivre dans mes rêves aigris de la veille mec
J'ai jamais trop prié amen. Pere
Pourtant, j'ai dû quitter ma terre mère
Je récite au risque de fixer mon terme.
De perdre mes biens matériels pour que tu te la ferme
Pourquoi j'écouterai quiconque ? Personne m'écoute-moi
Personne n'a vu le crime, donc personne n'est coupable
J'ai l'impression de crier du haut d'un dépotoir
Prêt à griller, à brûler dans un dépôt d'armes
Mon Coeur s'est calciné, scarifie pour l'art
Et toi si tu savais ce qu j'ai sacrifié pour toi
J'ai la fierté de mes échecs, j'y arriverai pour ca
Car choisir pour soit, voilà le vrai pouvoir
Personne ne m'a aidé, ne m'a aimé pour moi
Alors personne ne vas dicter de quoi sera faite mon âme
J'écris ces lignes sur la douleur de ma vie
Je ne crains de teindre celle-ci
De la couleur de ma rime
La plaine est terne, pourtant ma peine rit
Car là ou il n'y a personne, personne n'interdit
Track Name: Poème Pour Fleur Qui N'Eclot Jamais
Vision floue de l'univers vu d'un cocon :
Tous uniques et tous pareil, putain de flocons
La monnaie pour père et mère, putain croquons :
Il n'y a plus guère que nos salaires que nous invoquons
Hier j'étais un gosse, aujourd'hui j'ai un gosse, et merde :
Je n'ai rien à lui apprendre à part que la mort est près
A part que la vie est brève, parfois
Cela peut sembler si long d'attendre l'hiver de sa foi
On souhaite que le temps ronge
Nos songes, nos mensonges, nos reproches
On se range selon nos comptes
Ce qui nous rapproche n'est pas ce qu'on aime, mais ce qu'on méprise :
Sombrer ensemble, se détruire et se dire qu'on maitrise
J'ai trop de mal à m'élever, serait-ce la gravité ?
Mes projets avortés pèsent sur ma maturité
Nos cris étouffés dans l'oeuf crèvent
On prie pour que l'on obtienne cet embryon de gloire qui nous obsède

Longue nuit cristalline, longue vie citadine
L'ombre file sur Londres, je vois des bandits qui s'animent
Tandis que des familles qui s'abiment
Vont subir la tentation et la pression. Et l'âme qui crie famine
Est sous perfusion : une jeunesse qui s'enivre
Avilie de consommation
Dis-moi pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Que les heures s'enfuient ? Que les rêves de mon fils s'élèvent et retombent sans vie
Les herbes qu'on porte à nos lèvres qui sont cendres ensuite
Les merdes qu'on verse dans nos veines pour qu'on semble sentir
La haine qu'on berce dans nos têtes
La graine qui germe en autel à la colère qu'on abrite, et qui tente de sortir
Je rêvais voir un thème de mes texte mais arrêtons de mentir :
Poème pour fleur qui n'éclot jamais, pour bouton d'ortie
Je perds surement mon temps à dire que je cherche ce que j'ai à dire
En attendant, je vis mes nuits d'ennui, éternelle chrysalide